LES PHOTOS BLEUES LES ARTICLES
Les quarts enfin aux Pyramides… Ben non… après 4 échanges, hop, on est revenu à Owest, o joie.
Et de retour aux Pyramides
Baptiste à propos de Siva en demie
« Elle a été monstrueuse aujourd’hui, mais le problème, c’est que ça se joue sur plein de détails. Le troisième jeu aurait dû se terminer plus tôt. Elle mène 9-7, et pour moi il n’y a jamais let à la fin de ce jeu, la balle est faute.
Du coup, elle se retrouve à 9-9, avec une balle changée alors que l’ancienne lui convenait bien, et ça redistribue toutes les cartes. Forcément, elle a passé dix minutes de plus sur le court dans ce jeu-là, et à la fin, ça se paie.
Après, il faut reconnaître à Hania que dans le quatrième et le cinquième, elle a été monstrueuse. Elle a mis le bleu de chauffe. Je pense que ça va devenir un classique du squash féminin, parce qu’à chaque fois, leurs matchs sont monstrueux. Mais il n’y avait pas grand-chose à faire, et c’est pour ça que je me dis que le troisième devait être plié avant. C’est aussi simple que ça.
Je crois qu’elle s’est retourné la cheville, à l’avant gauche. En tout cas, je suis super fier d’elle. Elle se rapproche de plus en plus, et bientôt ce sera elle. Elle en est très, très proche. Et c’est un plaisir à regarder pour tout le monde.
C’est pour ça que c’est rageant de se faire avoir sur des décisions comme ça. Il n’y en a pas beaucoup dans un match, alors si en plus on se trompe sur les rares cas litigieux… Ça arrive, au squash. Mais en tout cas, elle doit garder la tête haute. Ce qu’elle a fait est sublime. »
Quarts de finale
[2] Paul Coll (Nzl) 3-0 [5] Victor Crouin 11-5, 11-6, 11-5 (48m)
Victor Crouin, battu par Paul Coll en quart de finale
« J’essaie toujours de faire le mieux possible avec ce que j’ai le jour J. C’était un peu le cas contre Velavan, puis contre Yaya derrière. Aujourd’hui, ça donne des résultats différents à chaque fois, des scénarios différents. J’étais préparé à ce qu’il vienne sur le terrain avec de nouveaux coups, de nouvelles trajectoires pour essayer de me déstabiliser, et il les a très bien exécutées.
On a fait un gros début de premier jeu, et quand je reviens à 4-4, c’est peut-être là que je loupe le coche. Paul, c’est une machine sur le terrain : son jeu se déroule, et surtout il devient de plus en plus qualitatif à mesure qu’il prend confiance et qu’il prend les devants. Au Qatar, quand je perds le premier jeu 11-5, je sors du terrain et je dis à papa que la qualité est là, mais qu’il faut faire encore un petit peu mieux. Je suis rentré dans le deuxième jeu avec le même état d’esprit ici, mais ça peut tourner très vite avec Paul.
Quand il commence à se frustrer, il perd le fil, il n’a plus les solutions. Ce moment où il se frustre et déraille un peu n’est pas arrivé aujourd’hui. Il y a eu de bons passages, mais il me manquait la deuxième ou la troisième attaque, ce troisième coup qui fait vraiment mal pour aller chercher le point. La petite vitesse d’exécution que j’ai eue sur deux ou trois coups au troisième jeu m’a manqué tout le long du match, et ça fait la différence.
Après Londres, quelqu’un m’avait dit sur les réseaux qu’il y avait un gouffre entre Paul et moi. Je lui avais répondu que parfois, ça se joue vraiment à des détails. Même si aujourd’hui le score est de 5, 6, 6, ou quelque chose comme ça, je pense qu’il ne manque pas grand-chose pour que ça tourne à mon avantage.
Maintenant, il va falloir faire l’analyse vidéo et préparer notre prochaine confrontation, dans des conditions qui, j’espère, me favoriseront un peu plus. Mais ça aussi, c’est quelque chose que je dois travailler : réussir à sortir sur un court vitré les perfs que je peux sortir sur un court traditionnel. Ce sont des petits détails, mais il faut vraiment que je les bosse au quotidien pour franchir le pas. »
Nouran Gohar me fait sa post-match interview EN FRANCAIS
Nouran
C’était extrêmement émouvant, presque comme une autre dimension. J’ai ressenti les deux extrêmes. C’était à la fois vraiment simple et vraiment immense. Je ne sais pas comment l’expliquer… Jouer contre Nour, c’est quelque chose de très familier pour moi, donc pendant le match, ça m’a paru assez simple. Mais une fois le match gagné, je me suis dit : c’est impossible. Deuxième tournoi, je bats Nour, je suis en demi-finale devant les Pyramides… Si quelqu’un m’avait dit ça il y a quelques mois quand j’ai eu ma fille, je lui aurais répondu : “Tu es fou, je ne vois pas de quoi tu parles.” »
Il y a eu beaucoup de changements durant cette soirée. Normalement, j’aime que les choses soient structurées, organisées. Jouer devant les yPramides, ça m’excitait énormément, ça me donnait de l’énergie. Et puis tout a changé : il n’y a plus de public, plus rien. C’est vraiment différent. Donc je pense que j’avais besoin d’un peu de temps pour me réorganiser, et c’est pour ça que j’avais besoin qu’on me laisse mon espace, qu’on me laisse respirer.»
« Je pense que c’est le rythme, surtout sur un court traditionnel. Et aussi la variation. J’avais mes coups puissants, ça c’est mon jeu, mais j’ai aussi joué des amorties. Et je pense qu’elle a senti que je lisais bien le jeu, que je savais vraiment ce qu’elle allait faire. On a joué 40 fois sur le circuit. Quand tu joues 40 fois contre quelqu’un, je crois que tu le connais mieux qu’il ne se connaît lui-même. Je sais ce qu’elle pense avant qu’elle le pense.
Le troisième jeu était vraiment important.
À 8-3, je crois, il y a eu deux longs échanges, et je pense qu’elle était vraiment fatiguée, pas physiquement mais mentalement. Elle l’a senti, et moi aussi. Donc je savais qu’au quatrième jeu, elle allait faire des erreurs. Et c’est ce qui s’est passé : au premier et au troisième point, sur deux amorties qu’elle réussit normalement en revers, elle a tapé le tin.
À ce moment-là, j’ai su que je la tenais. »
Greg parle du match de Siva en quarts
Je suis content…
Le premier jeu, il y avait du bon squash de la part des deux joueuses. Après un 9-9, elle a gâché sur… Fayrouz sert, et elle part pour un cross-court nick en coup droit après le service. Elle met la balle dans la tôle alors qu’elle aurait pu jouer simplement de l’autre côté. Ensuite, elle rate une amortie de volée. Et on sait très bien que Fayrouz est dangereuse.
Après, elle s’est un peu crispée au deuxième jeu. Elle a joué petit bras, et Fayrouz l’a attaquée tout de suite. Quand tu te crispes, tu bouges mal, et tout se dégrade. Je lui ai dit : « De toute façon, tu es dos au mur maintenant. Il faut que tu lâches le bras, que tu rentres un peu dans la balle, que tes coups aient un peu plus d’intention. Tu joues petit bras. »
Fayrouz est contente, elle en profite. En plus, elle volleye bien, elle a énormément de coups dans la raquette quand elle a un peu de temps. Il faut que tu amènes un peu d’incertitude et que tu sois plus vive dans ce que tu proposes, dans tous tes déplacements et dans tes frappes. Il faut de la variation, bien sûr, mais avec plus d’intention. Il ne faut pas que ce soit trop mou, sinon elle a trop de temps sur la balle. Tu peux jouer mou, ce n’est pas le problème, mais si tu joues mou à hauteur d’épaule, elle te fracasse.
Super content de sa performance.
Troisième Tour (8e)
[5] Victor Crouin 3-0 [14] Yahya Elnawasany (Egy) 11-6, 11-1, 11-8 (36m)
[7] Joel Makin (Wal) 3-0 Auguste Dussourd (Fra) 11-8, 11-8, 11-8 (57m)
Victor
J’aime l’idée que mon adversaire n’avait pas envie de me jouer aujourd’hui, ça devrait me conforter aussi dans l’idée que c’est ce qu’on essaye de travailler en prépa mentale et dans la globalité de mon squash. Je devrais avoir conscience que, quand un adversaire entre sur le terrain avec moi, il a peur de me jouer, parce qu’il connaît mes forces, la difficulté et le défi que c’est d’aller me battre et de marquer vraiment le dernier point, comme Velavan hier. Donc ça devrait me donner confiance.
Là où je peux être vraiment focalisé sur la tactique que je vais mettre en place contre tel adversaire, sur ces premiers tours, je ne pense pas que ce soit arrogant de dire que je devrais me focaliser sur moi-même et exprimer vraiment mon jeu, comme j’ai pu très bien le faire aujourd’hui.
Donc oui, ça fait plaisir de jouer ce squash aujourd’hui, et ça montre l’importance d’aller chercher un match comme hier, parce que le lendemain on peut être, peut-être pas au meilleur, mais dans de très bonnes capacités sur le terrain. C’est cool d’être encore passé aujourd’hui avec tant de maîtrise.
Il y a toujours des petits couacs, des petits bémols dans chaque match.
À 8-2, il y a une première décision un peu dérisoire, totalement injuste factuellement pour moi, mais j’arrive encore à en rigoler. Ça fait 8-3, et après, finalement, ça me déconcentre quand même un peu, je perds un peu pied. Lui, à 8-3, il se relâche certainement un peu, il fait de bons coups. J’ai pas mal de volets que je ne concrétise pas, et je me fais même contrer. P
uis il y a une nouvelle décision, où je perds encore un peu pied en me disant : « Ça fait deux, qu’est-ce qui m’arrive, alors que ça s’est plutôt bien passé tout le match ? » E
t finalement, c’est quand il revient à 8-8 que ça me fait l’électrochoc de reprendre mes bases : fond de court, bonnes trajectoires sortantes vers le front du court, qui me donnent de bonnes attaques que je prends.
Donc oui, c’est cool. C’est toujours pareil : il y a des petits bémols, mais quand ils sont bien gérés à la fin, on peut les retourner de manière positive. C’est un petit challenge dans le match en lui-même, finalement bien géré. je la ferai peut-être encore et encore, et j’arriverai quand même à m’en sortir, parce que j’ai déjà eu cette expérience, j’ai déjà été confronté à ce problème et j’ai trouvé la solution. C’est un éternel recommencement.
C’est toujours bien d’être sorti en trois jeux contre un adversaire qui est quand même très dangereux. Aujourd’hui, par exemple, si je ne mets pas mes forces en avant et ne fais pas en sorte de le mettre en difficulté, il est très fort. Il l’a montré dès le premier point, où il est à la volée et ne bouge pas.
Il pousse, il est un peu plus jeune que moi, il fait du bon boulot. Moi, je sais ce qu’il faut faire. Je sais aussi que je peux utiliser mes propres forces pour m’en sortir, comme j’ai pu le faire avec maîtrise aujourd’hui. Et puis on passe au prochain tour, aux Pyramides.
Quart de finale contre Paul Coll aux Pyramides.
J’ai un jour off demain. Il va falloir gérer la logistique et l’adaptation aux conditions du terrain pour aller chercher Paul en quart de finale, comme j’ai pu le faire au Qatar. Ça, c’est le défi.
C’est ce que j’ai dit après le Qatar : on est alignés pour se rejouer, à nouveau en Égypte, à nouveau à l’US Open. À chaque fois, on aura des conditions différentes : en intérieur, en extérieur, courts rapides, courts froids. Pour moi, ça va être autant d’expérience et de données pour préparer la suite, parce que Paul est quand même un concurrent direct pour les Jeux.
J’ai donc très hâte de le rejouer, d’essayer de sortir la même performance, voire mieux, et d’essayer de faire un peu ce que Youssef a fait en 2025-2026 : Youssef Ibrahim l’a battu trois fois d’affilée, alors que Paul est quand même numéro 2 mondial.
Hâte d’être aux Pyramides.
Second Tour
[8] Victor Crouin 3-2 Velavan Senthilkumar (Ind) 8-11, 9-11, 13-11, 11-6, 11-7 (78m)
Auguste Dussourd 3-1 [15] Fares Dessouky (Egy) 9-11, 7-4 rtd (20m)
[4] Karim Abdel Gawad (Egy) 3-1 Gregoire Marche 9-11, 11-4, 11-1, 11-6 (39m)
Victor après son match épique – sauve balle de match dans le 3e:
Déjà, sur ta remarque « court vitré, court traditionnel » : c’est sûr que sur le British Open, face à Adam Hawal, j’arrive à gagner 3-0, et à Londres, face à Yannick Willemi, je gagne aussi 3-0. Ce sont des joueurs de ce calibre-là, très solides. Quand je peux utiliser toute ma palette de coups, j’arrive à les maîtriser grâce à mon squash. Sur les courts traditionnels, à chaque fois, il faut que je sois plus simple, plus efficace.
Et puis, il avait une bonne tactique.
Il ralentit bien le jeu, il joue bien en l’air, il donne beaucoup d’angles. Je suis appâté et je veux en faire quelque chose, parce que j’ai l’impression de ne pas réussir à le battre au fond, alors qu’au départ, c’est vraiment ma base.
J’arrive sur les premiers tours ici et je me dis : je vais jouer mon jeu simple, fort, au fond, avec quelques attaques de temps en temps, simples et efficaces. Et ça passe. Mais quand mon jeu au fond n’est pas d’assez bonne qualité, comme aujourd’hui, ça devient compliqué. Lui gagne en confiance, et moi, il faut que je sorte de là. C’est pour ça que je deviens un peu plus agressif, ce qui peut créer un peu de soucis côté coaching, parce que ce n’est pas toujours ce qu’on me demande.
Mais j’ai l’impression qu’il faut que je m’exprime davantage, et qu’ensuite tout le puzzle se mette en place un peu mieux.
Je sais que je peux m’appuyer sur ma force d’endurance mentale. Quand je suis dos au mur, ce n’est pas intentionnel, mais il y a un certain relâchement, une certaine expérience qui me permet de remonter, parce que je l’ai fait tellement de fois que c’est naturel pour moi.
Et je sais que petit à petit, quand je remonte dans sa tête à lui, ça fait très mal. Les signes se montrent vite : au quatrième jeu, un retour de service hyper haut, faute au premier point. Tu te dis qu’être amené au quatrième jeu après avoir eu des balles de match, ce n’est peut-être pas bon pour lui. Il y a toujours la possibilité qu’il arrive à s’exprimer, à sortir des coups. Il a de la réussite, et il finit par marquer, mais il va vraiment falloir qu’il aille le chercher.
Et moi, j’ai peut-être mieux réussi à m’exprimer sur la fin. Ce sont des matchs qui vont me permettre d’avancer et d’être meilleur pour la suite.
Premier Tour
[LL] Marwan Assal (Egy) 3-1 Baptiste Masotti 9-11, 11-9, 13-11, 11-6 (55m)
Gregoire Marche3-0 Balazs Farkas (Hun) 11-4, 11-5, 11-2 (24m)
Auguste Dussourd 3-2 [Q] Seif Refaay (Egy) 11-6, 6-11, 11-9, 2-11, 11-9 (75m)
Yannick Wilhelmi (SUI) 3-2 Toufik Mekhalfi 11-8, 11-8, 11-13, 8-11, 11-9 (86m)
Auguste
Moi aussi, je commence à avoir des cheveux blancs, à faire des matchs comme ça à chaque tournoi. Ça commence à me faire pousser les cheveux blancs.
Il est très fort. Je l’avais vu jouer, sur plusieurs matchs, et c’est vrai qu’il a cette faculté à élever son niveau de jeu quand il joue des joueurs meilleurs.
Je me rappelle que l’an dernier, je l’avais vu jouer contre Yao : il avait baissé en rythme à la fin, mais le début de match avait été impressionnant. Et puis, aujourd’hui, je ne suis pas dans une forme olympique, donc je savais que j’aurais une grosse bataille si je voulais gagner, et c’est ce qui s’est passé. Honnêtement, je gagne 11-9 au cinquième, et je ne peux même pas dire que j’ai joué moyen : j’ai fait un bon match, j’ai joué à un bon niveau. C’est déjà un client, à 18 ans.
C’est ce que je me suis dit en fin de match : « Putain… il va te manger à l’expérience alors qu’il a 18 ans. » Et c’est là que j’ai réussi à avoir un petit coup de boost pour finir ce match. Je me suis dit : « Allez, remets-toi quand tu avais 18 ans : tu les perdais, ces matchs. Maintenant, c’est à toi de les gagner. » Et en vrai, c’est ce qui s’est passé. Donc je suis content aujourd’hui.
Finales qualifs
[8] Habiba Hani (Egy) 3-1 [1] Lauren Baltayan 7-11, 11-6, 11-10 rtd (35m)
Seif Refaay (Egy) 3-1 [10] Edwin Clain 11-6, 6-11, 11-4, 11-7 (71m)
Second Tour Qualifications
[1] Lauren Baltayan 3-0 Nour Megahed (Egy) 11-5, 11-4, 14-12 (38m)
[10] Edwin Clain 3-1 Ben Smith (Eng) 11-8, 9-11, 11-9, 11-8 (42m)
Edwin
Il est super fort. On se connaît depuis longtemps avec Ben, je l’ai vu beaucoup jouer contre Toufik [Mekhalfi, a French player], d’ailleurs, j’ai demandé des conseils à Toufik avant le match car il l’a beaucoup joué en junior et en PSA, merci Toufik !
L’Ecole Pontefract, il est bien entendu très fort dans le jeu très droit, on sent qu’il a beaucoup bossé, il volleye énormément et en particulier droit. Et comme moi, mon jeu, c’est le jeu droit, quand je me trouve face à un joueur comme moi, je dois trouver d’autres armes !
Encore une fois, Yann m’a beaucoup aidé, m’a mis en confiance sur les changements de direction, et a essayé de le faire bosser sur les doubles murs et les croisés. Même si je suis moins en confiance, il y a des matches où il faut mettre en place des choses qu’on ne maîtrise pas à 100%.
Content d’avoir tenté, du coup ça a marché, il a beaucoup plus bossé une fois que j’ai pu le faire bouger sur toute la surface du court.
Dans le 3ème, je perdais 7/4, donc très content d’être revenu, un peu comme hier, ce qui veut dire que je suis bien dans mon tournoi. J’ai hâte d’être à demain pour tout donner.
Demain, je joue Seif Refaay, un joueur que j’ai beaucoup regardé ces derniers temps, il fait de très bons résultats, je crois qu’il a 90% de victoires. Contre Perry [Malik], il a très bien joué, contre Amir au British Junior, aux Monde Junior contre Zakaria, c’est un joueur très propre.
Après, en ce moment, je joue bien, j’ai battu de bons joueurs aussi, donc j’ai envie de prouver que demain, cette place, elle est pour moi.
Lauren
J’ai vomi juste avant le match, j’ai dû manger quelque chose qui n’est pas passé. Du coup, je suis contente d’avoir su gérer ce souci. Et comme je savais que j’avais un obstacle sur ma route aujourd’hui, je me suis concentrée sur mon basic game et sur ma qualité de balles.
Sur le dernier, je fais beaucoup de fautes, parce que je ne m’attendais pas à un match aussi confortable en fait. Du coup, j’ai voulu finir un peu vite dans le dernier jeu. Je n’étais pas assez concentrée sur ma qualité de balles, ni sur le coaching que j’avais reçu.
Donc très contente d’avoir pu gagner 3/0.
Premier Tour Qualifications
Edwin Clain 3-2 Diego Gobbi (BRA) 5-11, 11-9, 8-11, 11-2, 11-4 (47m)
[1] Lauren Baltayan 3-0 Malika Elkaraksy (Egy) 11-9, 11-9, 11-6 (35m)
[15] Yasshmita Jadishkumar (Mas) 3-0 Enora Villard 12-10, 11-8, 11-6 (37m)
Edwin
A 7/3 dans le 3eme, j’ai glissé, et j’ai senti une douleur à la cheville droite, une douleur que j’ai déjà ressenti plusieurs fois. Il a essayé de refroidir la balle, donc j’ai essayé au dernier moment de la réchauffer un peu mais la balle était vraiment dead quand on a repris après que le court ait été nettoyé. Et lui, il est super bon dans ce style jeu, il aime bien le rythme lent, beaucoup de variations en lob/attaques, il est très dur à jouer pour moi, car j’aime jouer en rythme.
Un grand merci à Yann [Menegaux, French National Coach] qui m’a énormément aidé aujourd’hui, c’est là qu’on voit qu’un coach peut faire la différence.
On a pas mal discuté, et on était tous les deux d’accord sur le fait qu’il fallait que je le fasse beaucoup plus reculer car j’étais trop court en longueur au début. Et moi, mon jeu, c’est de volleyer. Donc, si je suis court en longueur, je peux pas volleyer.
Donc je me suis assuré d’avoir mon premier rebond derrière le carré de service, et après j’ai pu avancer et développer mon jeu. Le 4e et 5e, il ne marque que quelques points. Très content d’avoir trouvé la clé tactique dans un match où ce n’était pas ça au niveau mental et physique.
Un match piège, très content de m’en être sorti.
Je joue Shahjahan ou Ben Smith, deux adversaires très différents, surtout en gabarit, un très grand, un très petit. J’ai déjà joué Ben une fois, et j’ai gagné. Shahjahan, je ne l’ai jamais joué. Grosse opportunité, je vais encore tout donner demain comme je l’ai fait aujourd’hui.
Lauren
Elle est jeune, je la connais bien, elle joue tous les tournois locaux juniors égyptiens, et je l’ai vue aussi jouer en demi-finale du British Junior contre Anahat, je sais à quel point elle est dangereuse, et que si je perds un peu de concentration juste deux ou trois points, elle peut gagner des coups incroyables.
Elle est très douée, elle est jeune, elle n’a rien à perdre, et je savais qu’elle allait tout donner dans le match, et ma concentration devait être à 100%.
Mon game plan, c’était de m’arracher sur chaque échange, sur chaque point. Et je pense que c’est une de mes plus grandes qualités. Et plus on était proches au score, plus je sentais qu’elle sortait de sa zone de confort. J’avais juste à tenir l’échange le plus longtemps possible, et j’ai réussi ainsi à la pousser à la faute. Et j’ai réussi à la surprendre également avec quelques amorties longues et des attaques du fond du court…













