Men & Women PSA Gold, 20-24 Oct, Redwood City, USA, $120k
Premier Tour
[9/16] Baptiste Masotti v Adam Hawal (Egy)
Avant le Silicon Valley Open, où il avait atteint la finale l’an dernier, Victor Crouin revient sur son excellent début de saison, son travail mental et sa quête de régularité.
Ce début de saison lui donne raison.
« C’est un départ incroyable », sourit-il. « Ça fait plusieurs saisons que je commence bien. Je pense que c’est grâce à ma préparation estivale : en général, je fais les choses correctement l’été, et ça me donne beaucoup de confiance et d’envie pour attaquer la saison. »
L’objectif était clair : intégrer le top 4.
« Sur les résultats des deux premiers tournois, je l’ai fait. Et j’ai aussi gagné les Championnats d’Europe, qui comptent toujours beaucoup pour moi. Remporter l’un de ces deux tournois aurait été la cerise sur le gâteau, mais c’est un début de rêve. J’espère continuer comme ça. »
Le déclic face à Coll
Victor est le seul joueur à avoir battu les trois premiers mondiaux, Asal, Coll et Elias, au cours des douze derniers mois. Sa victoire sur Paul Coll au Qatar a une saveur particulière, parce qu’il l’a préparée en profondeur.
« Entre Londres et le Qatar, j’ai beaucoup travaillé pour prendre l’avantage sur Paul, surtout sur le plan mental. Parfois, il s’agit simplement d’exécuter sans penser aux conséquences. Paul est redoutable en contre quand on attaque mal, et il m’arrive d’anticiper la suite avant même de frapper ma balle.
« J’ai donc fait de la visualisation pour prendre confiance dans mon attaque, dans ma capacité à contrer ses attaques, et dans ma capacité à tenir physiquement face à lui dans les coins arrière. »
Le court vitré l’a aussi aidé :
« Les conditions jouent. Au Qatar, ça m’a permis de développer mon jeu tactique, et j’ai trouvé du bon squash. »
La régularité, prochain défi
Avec un titre Gold la saison dernière et deux finales de majeurs, Victor a désormais un nouveau défi : tenir ce niveau sur la durée.
« Les saisons sont très longues, surtout quand on va au bout des tournois. On peut faire 15 tournois et jouer 15 matchs, ou en jouer 75 si on va loin à chaque fois. Ça change tout en termes de calendrier. »
L’enchaînement est particulièrement dur pour ceux qui ne sont pas encore dans le top 4.
« Quart, demie, puis finale contre des joueurs du top 5, un jour après l’autre, parce qu’il n’y a plus de jour de repos dans la partie basse du tableau… C’est très difficile. Mais c’est une question d’expérience. À force de jouer ces matchs, on finit par s’y sentir à l’aise. »
Le mental comme pilier
S’il a progressé dans tous les secteurs, Victor sait sur quoi il peut toujours compter.
« Je peux m’appuyer sur ma force mentale. Quand je suis mené, ce n’est pas volontaire, mais il y a une forme de relâchement, une expérience qui me permet de revenir. Je l’ai fait tellement de fois que c’est devenu naturel. »
Ceux qui l’ont vu grandir le savent : cette capacité à ne jamais lâcher, il l’a depuis longtemps.
« Il faut que je continue à pousser sur quelques tournois pour entrer dans le top 4 et jouer sur les courts vitrés dès le début, ce qui me faciliterait beaucoup les choses. Mais je vais continuer à apprendre et à trouver des façons de gagner à l’arraché. Chaque victoire me donne un peu plus de confiance pour la suite, et ça forge le caractère. »
Direction Redwood City, pour le Silicon Valley Open 2026. L’an dernier, il y avait battu le numéro 1 mondial Mostafa Asal en route vers la finale. Tête de série n°3 cette année, il veut aller un cran plus loin et décrocher son premier titre de la saison.




